RIA : que dit la réglementation sur la fréquence des contrôles ?

Ce que dit le Code du travail sur la vérification des RIA : fréquences, obligations, et qui peut les réaliser.

Le cadre légal

L’obligation de maintenir les équipements de sécurité incendie en état de fonctionnement découle directement du Code du travail. L’article R4227-39 impose que la consigne de sécurité prévoie des essais et visites périodiques du matériel, ainsi que des exercices pour que les salariés sachent s’en servir. L’article R4227-29 impose, de son côté, d’équiper les lieux de travail de moyens de lutte contre l’incendie.

Ces obligations légales sont précisées par des référentiels techniques : la règle APSAD R4 et la norme NF S 61-750 détaillent les fréquences, les points de contrôle et les critères de conformité à respecter. Pour les établissements recevant du public, l’arrêté du 25 juin 1980 impose également la vérification des moyens de lutte contre l’incendie.

Les fréquences de contrôle

Dans la pratique, la vérification d’un RIA se décompose en plusieurs niveaux :

  • Contrôle trimestriel — une surveillance que l’entreprise peut réaliser elle-même, consistant à vérifier l’état général du RIA, du tuyau et son accessibilité.
  • Vérification technique annuelle — plus poussée, elle porte notamment sur la pression et l’étanchéité et l’état du tuyau et raccord. L’objectif est de garantir une pression résiduelle minimale de 2,5 bars en bout de lance, condition indispensable pour un jet efficace.
  • Entretien complet tous les 5 ans, incluant le remplacement des joints et un test d’étanchéité.
  • Inspection décennale des canalisations, pour détecter d’éventuels signes de corrosion.

Qui peut réaliser ces contrôles ?

Les vérifications et opérations de maintenance doivent être réalisées par des techniciens compétents, dont la qualification peut être justifiée par un diplôme type CAP ou équivalent. Le contrôle visuel trimestriel, plus simple, peut en revanche être effectué en interne par vos équipes.

Les risques en cas de négligence

Au-delà du risque évident pour la sécurité des personnes, l’absence de contrôle régulier expose l’entreprise à des conséquences concrètes : sanctions administratives ou juridiques, et parfois un refus de prise en charge par l’assurance en cas de sinistre.

Simplifier le contrôle, sans réduire la rigueur

La fréquence de ces vérifications — en particulier le contrôle trimestriel — représente une charge récurrente pour les équipes de maintenance, d’autant plus que le déroulement et le réenroulement manuel d’un RIA sollicitent physiquement les opérateurs. C’est précisément ce qu’In’Roll vient alléger : en prenant en charge l’effort d’enroulement, il permet à un seul opérateur de réaliser les contrôles plus rapidement, sans jamais sacrifier la rigueur du processus.

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